Sinopec et ZPEC dopent les IDE en Algérie

L’Algérie enregistre une accélération des investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur énergétique, portée par des groupes chinois de premier plan. Selon L’Algérie Aujourd’hui, les entreprises Sinopec, CMH, ZPEC et Jiangdong Steel ont renforcé leur présence dans le pays ces derniers mois, marquant une nouvelle dynamique pour l’économie nationale.

Sinopec, géant pétrolier chinois, a finalisé en 2025 un accord avec Sonatrach pour le développement de gisements gaziers dans le bassin de Berkine. Le projet, d’un montant estimé à 1,2 milliard de dollars, vise à augmenter la production de gaz naturel de 5 milliards de mètres cubes par an. « Cette collaboration s’inscrit dans la stratégie algérienne de diversification des partenariats énergétiques », a déclaré le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, lors d’une conférence de presse à Alger.

ZPEC, spécialisée dans les infrastructures pétrolières, a quant à elle remporté un contrat pour la construction d’une raffinerie à Hassi Messaoud. Le projet, d’une capacité de traitement de 100 000 barils par jour, devrait être opérationnel d’ici 2027. « L’Algérie devient un hub régional pour le raffinage, avec des infrastructures modernes et des partenariats solides », a souligné un responsable de Sonatrach.

Ces investissements s’ajoutent à ceux de CMH, qui a lancé la production de tubes sans soudure pour l’industrie pétrolière à Oran, et de Jiangdong Steel, qui modernise une aciérie à Annaba. Ces initiatives créent des emplois locaux et transfèrent des technologies, selon les déclarations du ministre de l’Industrie, Ahmed Zaghdar.

Un cadre juridique attractif

Des défis persistants

Une diversification sectorielle

L’agriculture attire aussi les capitaux étrangers, notamment dans les filières céréalières et maraîchères. Des partenariats avec des entreprises européennes et turques visent à moderniser les techniques de production et à améliorer la sécurité alimentaire.

Une concurrence africaine

Les groupes chinois, en particulier, voient en l’Algérie une porte d’entrée vers l’Afrique. « Notre présence ici est stratégique, car elle nous permet d’accéder à de nouveaux marchés », confie un responsable de ZPEC.

Vers une industrie automobile locale

Ces développements confirment l’attractivité croissante de l’Algérie pour les investisseurs étrangers. Si les défis administratifs persistent, les réformes en cours et les partenariats stratégiques ouvrent de nouvelles perspectives pour l’économie nationale.

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