Revue de presse : Fiscalité entreprise Algérie, Freelance Algérie, Dia

Cette semaine, l’actualité économique algérienne s’articule autour de quatre axes principaux : des ajustements fiscaux pour les entreprises, des opportunités pour les travailleurs indépendants, des initiatives locales portées par la diaspora, et des signaux contrastés sur le financement des PME et l’artisanat. Les données disponibles permettent de tracer des tendances précises sur les coûts de fonctionnement, les leviers de croissance et les dysfonctionnements récurrents.

Fiscalité et Registre de commerce : des règles en évolution

Le ministère des Finances a confirmé que l’année 2024 a été marquée par une pression fiscale accrue sur les entreprises, sans préciser de taux moyens. Dans ce cadre, la question de l’amnistie fiscale en Tunisie, où un dispositif est prévu pour 2025, pourrait inciter les entrepreneurs algériens à étudier les possibilités de régularisation transfrontalière, notamment pour les dettes fiscales ou sociales. En Algérie, Zahir Bettache, directeur des éditions Pro Cible, a rappelé que les entreprises en infraction avec la législation commerciale risquent des sanctions, sans préciser leur nature.

Du côté du Registre de commerce, aucune modification n’a été annoncée concernant les modalités de comptabilisation des jours d’arrêt maladie pour les gérants de SARL en 2026. Les acteurs concernés doivent donc anticiper une continuité des règles actuelles, sans ajustement prévu.

Freelance et E-commerce : des outils en développement

Un guide a été publié cette semaine sur la création de cartes bancaires virtuelles pour recevoir ou payer depuis l’Afrique via des solutions de mobile money. Cette option pourrait intéresser les freelances algériens travaillant avec des clients européens ou africains, en leur offrant une alternative aux virements bancaires traditionnels, souvent lents et coûteux. Aucune donnée n’est disponible sur le nombre d’utilisateurs potentiels.

Côté e-commerce, le marché des boissons énergisantes en Algérie est estimé à 1,2 milliard de dinars en 2024, avec une croissance annuelle prévue de 5 % jusqu’en 2034. Le secteur de l’habillement, lui, subit une baisse de fréquentation des centres commerciaux, avec un recul de 15 % des ventes en valeur au premier semestre 2024 par rapport à 2023, selon les données sectorielles. Jumia, présent depuis six ans en Algérie, annonce un événement commercial pour le troisième trimestre, sans préciser son ampleur.

Diaspora entrepreneur : des initiatives locales contrastées

La commune rurale de Boussouma (Sidi Bel Abbès) met en avant des projets portés par la diaspora, sans fournir de chiffres sur leur impact économique. À Tlemcen, Sonelgaz a annoncé des investissements dans des projets de développement rural, mais sans communiquer de montants ou de calendriers. En revanche, dans la daïra de Aïn-el-Melh (M’sila), des insuffisances structurelles sont signalées, sans précision sur leur nature (accès aux financements, infrastructures, etc.).

Ces disparités illustrent l’hétérogénéité des dynamiques locales, où l’implication de la diaspora ne garantit pas systématiquement des résultats concrets.

Financement des PME et Capital investissement : des signaux contrastés

Trois thèmes sont identifiés pour influencer les investissements alternatifs en 2026 : la réglementation des private equity, l’évolution des fonds souverains régionaux, et l’attractivité des marchés publics. Aucune projection chiffrée n’a été publiée.

Côté capital-investissement, le Maroc dispose de sept fonds souverains actifs, selon les dernières données disponibles. Leur volume cumulé d’actifs sous gestion n’a pas été communiqué. En Algérie, aucun fonds souverain n’est mentionné dans l’actualité récente.

Un tribune propose la création d’un « investisseur public agile » pour dynamiser les marchés publics, sans préciser de mécanisme ou de budget alloué.

CNRC et SARL : des acteurs industriels et des dysfonctionnements persistants

L’entreprise chinoise Sinotruk a annoncé un partenariat avec l’usine Tirsam de Batna pour une production locale, sans indiquer de volumes ou de calendrier. Par ailleurs, 4 080 entreprises sont actives dans la gestion des déchets en Algérie, selon les dernières statistiques disponibles.

Sur le front social, des rumeurs d’arrêts de travail de complaisance circulent dans les SARL, sans preuve ni chiffre. Le plus jeune ministre du gouvernement, en charge de la Jeunesse et des Sports, a évoqué son parcours lors d’une interview, sans lien avec l’économie réelle.

ANADE et artisanat : une visibilité internationale contrastée

Un tapis du M’zab a été exporté vers l’Inde, mettant en valeur un savoir-faire local. L’Algérie était également présente au Salon international de la production artisanale à Alger, avec une 26ᵉ édition axée sur la valorisation du patrimoine. Enfin, l’Algérie a participé au Salon Artigiano in Fiera de Milan, où aucun chiffre de ventes ou de contrats n’a été rendu public.

Bilan de la semaine : points clés

Pression fiscale : Les entreprises algériennes subissent une fiscalité renforcée en 2024, sans ajustement prévu pour 2026.
Freelance : Les solutions de mobile money pourraient faciliter les transactions transfrontalières, mais leur adoption reste à évaluer.
E-commerce : Croissance modérée pour les boissons énergisantes (+5 %/an), mais repli marqué dans l’habillement (-15 % en valeur).
Diaspora : Initiatives locales inégales, avec des projets ruraux à succès (Boussouma) et des lacunes structurelles (Aïn-el-Melh).
Financement : Pas de fonds souverain algérien annoncé ; discussion sur un investisseur public « agile » pour les marchés publics.
Industrie : Sinotruk s’implante à Batna ; 4 080 entreprises dans la gestion des déchets.
Artisanat : Exportations symboliques (Inde, Milan), sans données financières.

À retenir pour les entrepreneurs
Les entrepreneurs doivent anticiper une fiscalité stable en 2026. Les freelances peuvent explorer les cartes virtuelles pour faciliter leurs transactions internationales. Dans l’e-commerce, les boissons énergisantes offrent des opportunités, contrairement à l’habillement. Les investisseurs publics restent une piste incertaine.

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