Espagne finance station Casablanca

Un partenariat espagnol pour l’eau marocaine

L’Espagne a annoncé récemment un investissement de 340 millions d’euros pour la construction d’une nouvelle station de dessalement d’eau de mer à Casablanca, selon Le Matin.ma. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un accord bilatéral entre les deux pays, visant à renforcer leur coopération en matière d’infrastructures hydrauliques. La station, dont la capacité n’a pas été précisée, devrait contribuer à répondre aux besoins croissants en eau potable de la région, confrontée à des défis récurrents liés à la sécheresse.

L’annonce intervient alors que le Maroc accélère ses investissements dans le dessalement, une technologie de plus en plus prisée en Afrique du Nord pour sécuriser l’approvisionnement en eau. Le pays compte déjà plusieurs stations opérationnelles, dont celle de Safi et de Dakhla, et prévoit d’en construire d’autres pour réduire sa dépendance aux ressources hydriques traditionnelles.

Des opportunités pour les entrepreneurs algériens

Pour les entrepreneurs et créateurs d’entreprise algériens, ce projet marocain offre plusieurs enseignements et opportunités.

D’abord, il montre l’importance croissante des partenariats internationaux dans le secteur des infrastructures hydrauliques. L’Algérie, elle aussi confrontée à des pressions sur ses ressources en eau, pourrait s’inspirer de cette approche pour attirer des investissements similaires. Les entreprises locales spécialisées dans le dessalement ou la gestion de l’eau pourraient ainsi se positionner sur des appels d’offres internationaux, notamment dans les pays d’Afrique subsaharienne où la demande est forte.

Ensuite, ce projet illustre l’efficacité des modèles de financement public-privé dans les grands travaux. Le Maroc a su mobiliser des fonds européens pour des infrastructures stratégiques, une méthode que l’Algérie pourrait adapter pour ses propres projets, notamment dans les énergies renouvelables ou les transports. Les entrepreneurs algériens pourraient ainsi collaborer avec des partenaires espagnols ou européens pour soumissionner à de futurs appels d’offres.

Enfin, la diaspora algérienne, forte de ses réseaux en Europe et en Afrique, pourrait jouer un rôle clé dans l’identification de ces opportunités. Des professionnels expatriés en Espagne ou au Maroc pourraient faciliter les contacts entre investisseurs et entreprises locales, créant ainsi des ponts utiles pour des projets transfrontaliers.

Un modèle à étudier pour l’Algérie

L’Algérie, comme le Maroc, dispose d’un littoral étendu et de ressources hydrauliques limitées. Le dessalement représente donc une solution viable, mais coûteuse. Le projet marocain de Casablanca démontre que des financements étrangers peuvent être mobilisés pour des infrastructures critiques, à condition de présenter des garanties de rentabilité et de durabilité.

Les entrepreneurs algériens pourraient donc explorer des partenariats similaires avec des pays européens ou du Golfe, notamment pour des projets de dessalement ou de gestion de l’eau. Plusieurs villes algériennes, comme Oran ou Annaba, souffrent de pénuries récurrentes et pourraient bénéficier de telles initiatives.

Cependant, l’Algérie devra aussi renforcer son cadre réglementaire pour attirer ces investissements. Des garanties juridiques et fiscales pour les investisseurs étrangers, ainsi qu’une simplification des procédures administratives, seront essentielles pour concrétiser des projets de cette envergure.

À retenir pour les entrepreneurs
L’investissement espagnol au Maroc montre l’intérêt croissant pour les infrastructures hydrauliques en Afrique du Nord. Les entreprises algériennes spécialisées dans l’eau ou les énergies pourraient se positionner sur des appels d’offres internationaux. La diaspora algérienne en Europe pourrait faciliter l’accès à ces opportunités.

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