Le FCE interpellé sur l’investissement de la diaspora

La diaspora algérienne, souvent présentée comme un levier économique pour le pays, reste un potentiel sous-exploité. Selon Algerie360, le Forum des chefs d’entreprise (FCE) est directement visé par un appel à l’action, lui reprochant son manque d’initiatives concrètes pour mobiliser les compétences et les capitaux des Algériens établis à l’étranger. L’article, publié en août 2015, soulignait déjà une attente pressante : transformer les discours en actes.

Un réservoir économique inexploité

Les compétences de la diaspora sont également un atout. Des milliers d’Algériens formés à l’étranger occupent des postes clés dans des secteurs stratégiques comme les technologies, la finance ou l’ingénierie. Pourtant, leur intégration dans l’économie nationale reste marginale. Les obstacles bureaucratiques, le manque de transparence et l’absence de cadres juridiques stables sont régulièrement cités comme freins. Le FCE, qui regroupe les principaux acteurs du secteur privé, pourrait jouer un rôle pivot en plaidant pour des réformes et en proposant des partenariats adaptés.

Des promesses sans lendemain

Un exemple souvent cité est celui des « Rencontres Algérie-Diaspora », un événement censé favoriser les échanges entre investisseurs locaux et expatriés. Malgré des éditions organisées, les résultats concrets en termes d’investissements ou de transferts de savoir-faire restent limités. Les critiques pointent un manque de suivi et une approche trop centralisée, qui ne prend pas suffisamment en compte les spécificités des différents profils de la diaspora.

Les attentes envers le FCE

Un autre enjeu est la création de ponts entre les compétences de la diaspora et les besoins du marché algérien. Des secteurs comme les énergies renouvelables, les technologies de l’information ou l’agro-industrie pourraient bénéficier de l’expertise des expatriés. Le FCE pourrait jouer un rôle de facilitateur en identifiant les opportunités et en mettant en relation les acteurs concernés.

Un appel toujours d’actualité

Le FCE, sous la présidence de Ali Haddad à l’époque, puis de ses successeurs, a continué à évoquer l’importance de la diaspora. Mais les résultats concrets tardent à se matérialiser. Les attentes portent désormais sur des actions précises : des lois plus favorables, des incitations fiscales, ou encore des partenariats public-privé pour attirer les investissements. Sans cela, le risque est de voir une partie de ce potentiel se tourner vers d’autres pays, plus accueillants pour les capitaux et les talents.

Vers une nouvelle dynamique ?

L’article d’Algerie360 se concluait par une interpellation claire : « Il est temps de passer aux actes ». Huit ans plus tard, la question reste entière. Les discours ne suffisent plus. Seules des actions concrètes, mesurables et durables, pourront convaincre la diaspora de s’engager pleinement dans le développement de l’Algérie.

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