L’équipe nationale d’Algérie prépare activement sa campagne pour la Coupe du Monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Le sélectionneur Vladimir Petkovic a récemment identifié quatre joueurs binationaux comme cibles prioritaires pour renforcer les Verts. Selon des sources concordantes, dont Foot Mercato et mediaterranee.com, ces recrues potentielles pourraient apporter une nouvelle dynamique à l’effectif avant les éliminatoires décisifs.
Parmi les noms cités, trois profils se distinguent par leur parcours en Europe. Le premier est Maghnes Akliouche, milieu offensif de 21 ans formé au Paris Saint-Germain et actuellement sous contrat avec l’AS Monaco. D’origine algérienne par son père, né à Tizi Ouzou, Akliouche a déjà été approché par la Fédération Algérienne de Football (FAF) en 2024. Son profil technique et sa créativité en font un candidat idéal pour occuper le rôle de meneur de jeu, un poste où l’Algérie cherche un successeur à Riyad Mahrez.
Le deuxième joueur dans le viseur de Petkovic est Amine Adli, ailier de 23 ans évoluant au Bayer Leverkusen. Né en France de parents algériens, Adli a brillé en Bundesliga cette saison, contribuant aux performances exceptionnelles de son club. Sa vitesse et sa capacité à déborder pourraient renforcer l’attaque algérienne, souvent critiquée pour son manque de variété tactique. La Gazette du Fennec rapporte que des échanges informels ont eu lieu entre la FAF et l’entourage du joueur, sans aboutir à une décision définitive.
Le troisième nom est celui de Eliesse Ben Seghir, jeune prodige de 19 ans passé par l’AS Monaco et actuellement prêté au FC Lorient. Attaquant polyvalent, capable d’évoluer en pointe ou sur les ailes, Ben Seghir a marqué les esprits lors de la CAN U20 en 2023, où il a mené l’équipe d’Algérie à une demi-finale historique. Sa double nationalité (franco-algérienne) en fait une cible prioritaire, d’autant que la France ne l’a pas encore convoqué en équipe A.
Enfin, Petkovic surveille de près Yanis Begraoui, attaquant de 22 ans qui porte actuellement les couleurs du Toulouse FC. Né en France de parents algériens, Begraoui a été international français en équipes de jeunes avant de manifester son intérêt pour les Verts. Son profil de buteur pur, avec 12 réalisations en Ligue 1 cette saison, répond à un besoin criant de l’équipe nationale, qui a souvent peiné à concrétiser ses occasions lors des dernières compétitions.
La FAF a accéléré ses démarches pour convaincre ces joueurs, conscients que la concurrence est rude. La France, l’Allemagne et même le Maroc suivent de près ces talents, avec des arguments financiers et sportifs solides. Algerie Patriotique souligne que la FAF a mandaté des émissaires pour rencontrer les familles des joueurs, une stratégie qui avait porté ses fruits avec l’arrivée d’Ismaël Bennacer et Saïd Benrahma en 2019.
Vladimir Petkovic, en poste depuis 2024, a fait de la jeunesse et de la binationalité un axe central de sa reconstruction. Après l’échec de la CAN 2023, où l’Algérie a été éliminée dès le premier tour, le technicien suisse a été chargé de rajeunir l’effectif. Les éliminatoires pour le Mondial 2026, qui débuteront en septembre 2025, seront un test crucial. L’Algérie affrontera des adversaires coriaces comme le Sénégal, la RD Congo et le Soudan, dans un groupe où seuls les deux premiers se qualifieront directement.
Les binationaux ne sont pas une nouveauté dans le football algérien. Des joueurs comme Riyad Mahrez, Sofiane Feghouli ou Islam Slimani ont marqué l’histoire des Verts après avoir choisi l’Algérie plutôt que leur pays de naissance. Cependant, la FAF doit désormais rivaliser avec des fédérations mieux structurées, capables d’offrir des garanties sportives et financières. Foot Mercato révèle que la fédération algérienne a proposé des primes de match attractives et un rôle clé dans le projet sportif pour séduire ces talents.
Sur le plan logistique, l’Algérie dispose d’atouts non négligeables. Le Centre Technique National de Sidi Moussa, rénové en 2023, offre des infrastructures de haut niveau, comparables à celles des grands clubs européens. De plus, la proximité culturelle et linguistique avec la France facilite l’intégration des joueurs binationaux, qui peuvent compter sur une communauté algérienne importante en Europe pour les soutenir.
Reste la question de l’éligibilité. Selon les règles de la FIFA, un joueur binational peut changer de sélection nationale s’il n’a pas disputé de match officiel avec l’équipe A de son premier pays. Aucun des quatre joueurs ciblés n’a encore été capé par une autre nation, ce qui laisse la porte ouverte à l’Algérie. Toutefois, la FAF doit agir rapidement, car les convocations pour les prochains rassemblements internationaux se multiplient.
L’enjeu dépasse le simple cadre sportif. Pour l’Algérie, une qualification pour le Mondial 2026 représenterait bien plus qu’une performance footballistique. Ce serait un symbole de renaissance après des années de résultats en dents de scie. Les supporters, marqués par les échecs récents, attendent un signal fort. La CAN 2025, prévue au Maroc, servira de répétition générale avant les éliminatoires mondiaux.
En coulisses, les discussions se poursuivent. Mediaterranee.com indique que Petkovic a inclus ces quatre noms dans une liste préliminaire transmise à la FAF. Le sélectionneur a insisté sur la nécessité de les intégrer progressivement, afin d’éviter les tensions avec les joueurs expérimentés de l’effectif actuel. Une approche prudente, mais qui pourrait payer à long terme.
Si l’Algérie parvient à convaincre ces talents, elle disposera d’une génération dorée, capable de rivaliser avec les meilleures nations africaines. À l’inverse, un échec dans ces démarches obligerait Petkovic à se rabattre sur des solutions internes, avec le risque de manquer de créativité et de puissance offensive. Le Mondial 2026, premier de l’histoire à compter 48 équipes, offre une opportunité unique pour les Fennecs. Tout se jouera dans les mois à venir.