Revue de presse : Politique Algérie, Bourse Alger, Exportations Algérie…

**L’Algérie en miroir : une nation entre deux feux**

**La souveraineté en question : diplomatie, économie et dépendances**

Cette faiblesse diplomatique se double d’une vulnérabilité économique. Les exportations de tomates cerise en serres high-tech, présentées comme une réussite, masquent une réalité moins reluisante : l’Algérie reste dépendante des hydrocarbures (95 % des exportations), et ses tentatives de diversification (agro-industrie, tourisme) butent sur des obstacles bureaucratiques et une corruption endémique. Le directeur des Douanes, Farouk Bahamid, évoque une commission contre les transferts illicites de capitaux – un aveu implicite de l’hémorragie financière qui sape l’économie nationale.

**2. La France, bouc émissaire ou partenaire incontournable ?**

La Bourse d’Alger, elle, reste un marché marginal, dominé par quelques entreprises publiques et peu attractif pour les investisseurs étrangers. Les annonces sur la 5G (lancée en 2025) ou les smartphones low-cost en Afrique cachent mal un retard technologique persistant, lié à un manque d’investissements dans la R&D et à une régulation opaque. Les opérateurs télécoms algériens, comme leurs homologues africains, misent sur des partenariats avec Huawei (Ethio Telecom) – une dépendance géostratégique qui contredit les discours sur la souveraineté numérique.

**Tourisme et soft power : l’Algérie peut-elle devenir une destination ?**

La gastronomie algérienne, elle, commence à émerger comme un levier de soft power. Le chef Akrame Benallal, qui promeut une cuisine « nomade » et végétale pendant les JO, incarne cette modernisation. Pourtant, derrière ces succès individuels, le secteur reste artisanal, peu structuré, et dominé par une tradition culinaire souvent perçue comme figée. La gastronomie, comme le tourisme, pourrait devenir un vecteur d’influence… si l’État investissait dans la formation et la promotion.

**2. Les femmes, entre avancées et résistances**

Cette tension reflète une société algérienne en mutation, où les jeunes générations (notamment les femmes) aspirent à plus de libertés, tandis que les conservateurs résistent. Les fêtes de l’Aïd, organisées dans le Nord pour la diaspora, montrent aussi cette dualité : une Algérie qui se tourne vers l’extérieur tout en maintenant des traditions parfois rigides. Le gouvernement, lui, oscille entre modernisation (comme avec la loi sur les violences faites aux femmes en 2015) et conservatisme (refus de dépénaliser l’homosexualité).

**Télécoms et 5G : la révolution numérique à l’épreuve du réel**

Cette fracture numérique est symptomatique d’un pays où les infrastructures peinent à suivre la demande. La Tunisie, qui a rejoint le club des pays africains dotés de la 5G, montre que l’Algérie a du retard – malgré ses ressources. Le partenariat entre Ethio Telecom et Huawei en Éthiopie rappelle aussi que l’Algérie dépend encore de technologies étrangères, ce qui pose question sur sa souveraineté numérique.

**2. L’audiovisuel public, miroir des dysfonctionnements**

**Synthèse prospective : vers une Algérie post-hydrocarbures ?**

**Trois scénarios pour l’avenir**

**Le pari de la souveraineté**

L’Algérie est un pays de paradoxes, mais aussi de potentialités. Son avenir dépendra de sa capacité à transformer ses contradictions en leviers de puissance. Si elle échoue, elle risque de devenir un acteur marginal dans un monde en recomposition. Si elle réussit, elle pourrait incarner une nouvelle voie pour les pays du Sud, entre souveraineté et modernité.

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