Lekjaa et la FAF secoués par une troisième arrestation

Cette semaine, la Fédération algérienne de football (FAF) traverse une nouvelle zone de turbulences. Un troisième ancien rival de Fouzi Lekjaa, président en exercice de la FAF, a été placé en détention provisoire. Selon les informations rapportées par Lions de l’Atlas et confirmées par DZfoot, cette arrestation s’inscrit dans une série d’enquêtes judiciaires ciblant d’anciens responsables du football national.

Un troisième nom dans la tourmente

Le parquet d’Alger n’a pas encore communiqué les motifs précis de cette troisième détention, mais les observateurs estiment qu’elle pourrait être liée à des soupçons de détournements de fonds ou de conflits d’intérêts. DZfoot précise que ces arrestations interviennent dans un contexte de réformes annoncées par Lekjaa, qui a promis une « transparence totale » dans la gestion de la fédération depuis son arrivée à la tête de l’institution en 2023.

La FAF sous pression

Plus récemment, en janvier 2026, un ministre algérien avait publiquement accusé la Confédération africaine de football (CAF) de « graves manquements » dans l’organisation de la CAN 2025, sans pour autant apporter de preuves tangibles. Ces déclarations, relayées par Lions de l’Atlas, avaient tendu les relations entre Alger et la CAF, déjà mises à mal par des désaccords sur l’arbitrage et la gestion des compétitions.

Lekjaa, entre réformes et controverses

Les arrestations récentes pourraient aussi être interprétées comme une volonté de neutraliser les oppositions internes. Lions de l’Atlas souligne que plusieurs anciens responsables de la FAF, aujourd’hui visés par la justice, avaient ouvertement critiqué Lekjaa lors de son arrivée à la présidence. Parmi eux, Mohamed Raouraoua, dont la gestion avait été saluée par certains pour avoir ramené les Fennecs en Coupe du monde 2014, mais aussi critiquée pour des dépenses jugées excessives.

Le football algérien en quête de stabilité

Sur le plan sportif, les clubs algériens peinent à briller sur la scène continentale. Le CR Belouizdad, champion en titre, a été éliminé dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions africaine 2025, tandis que l’USM Alger et la JS Kabylie n’ont pas dépassé les phases de groupes. Ces contre-performances contrastent avec les ambitions affichées par la FAF, qui avait annoncé vouloir faire des clubs algériens des « géants du continent ».

Une justice qui avance, des questions qui persistent

Pour l’instant, la FAF n’a pas réagi officiellement à cette troisième arrestation. Fouzi Lekjaa, lui, a toujours affirmé que ces enquêtes étaient « nécessaires pour rétablir la confiance ». Reste à savoir si ces mesures suffiront à apaiser les tensions et à redonner au football algérien la crédibilité qu’il a perdue ces dernières années.

Dans un pays où le football est une passion nationale, les attentes sont immenses. Les supporters, las des polémiques, ne demandent qu’une chose : des résultats sur le terrain et une gestion irréprochable en coulisses. La route est encore longue.

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