Rahabi Anis prend la tête du Fonds algérien des start-up

Le Fonds algérien des start-up (FAS) a récemment nommé Rahabi Anis à sa direction générale. Cette décision, annoncée par Algerie Eco en août 2024, marque un tournant dans la stratégie de soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat en Algérie. Rahabi Anis, connu pour son expérience dans le domaine des technologies et de l’investissement, hérite d’une structure clé pour le développement des jeunes pousses algériennes.

Le FAS, créé en 2020 sous l’égide du ministère de l’Économie de la Connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, a pour mission de financer et d’accompagner les start-up algériennes. Avec un budget initial de 10 milliards de dinars, le fonds vise à stimuler l’écosystème entrepreneurial en offrant des financements, des formations et un accès à des réseaux d’investisseurs. Depuis sa création, il a soutenu plus de 200 projets, principalement dans les secteurs du numérique, de l’agroalimentaire et des énergies renouvelables.

Rahabi Anis succède à Mohamed Skander, qui a dirigé le FAS depuis son lancement. Avant cette nomination, Anis occupait le poste de directeur général adjoint de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), où il a contribué à la simplification des procédures pour les entrepreneurs. Son parcours inclut également des expériences dans le secteur privé, notamment dans des entreprises technologiques en Algérie et à l’étranger. Selon Algerie Eco, son profil est perçu comme un atout pour renforcer les liens entre le FAS et les investisseurs internationaux.

Un écosystème en quête de dynamisme

Parmi les priorités du nouveau directeur général figurent l’élargissement des partenariats avec des fonds d’investissement étrangers et la création de programmes d’accompagnement sur mesure pour les start-up. « Notre objectif est de faire du FAS un levier pour l’exportation des solutions algériennes », a-t-il déclaré lors d’une interview accordée à El Watan. Il a également souligné l’importance de renforcer la collaboration avec les universités et les centres de recherche pour favoriser l’émergence de projets à fort potentiel technologique.

Les attentes des entrepreneurs

D’autres entrepreneurs, comme Fatima Zohra, cofondatrice de la start-up agroalimentaire BioNut, espèrent que le FAS soutiendra davantage les projets à impact social et environnemental. « Les start-up vertes ont du mal à trouver des financements en Algérie. Pourtant, elles répondent à des besoins réels, comme la réduction du gaspillage alimentaire ou la production d’énergies propres », explique-t-elle.

Un contexte régional compétitif

Pour rester compétitive, l’Algérie devra accélérer ses réformes et renforcer l’attractivité de son écosystème. Le Sommet GAIS 2025, qui s’est tenu en décembre dernier à Alger, a d’ailleurs mis en lumière l’intérêt des investisseurs étrangers pour le marché algérien. Plusieurs entreprises allemandes ont exprimé leur volonté de collaborer avec des start-up locales, notamment dans les secteurs de l’énergie et des technologies vertes.

Les prochaines étapes

Par ailleurs, le fonds travaille sur un partenariat avec l’Union européenne pour faciliter l’accès des start-up algériennes aux marchés européens. « Nous voulons positionner l’Algérie comme un hub technologique en Afrique du Nord », a déclaré Rahabi Anis lors d’une conférence de presse récente.

Le succès de ces initiatives dépendra en grande partie de la capacité du FAS à s’adapter aux besoins des entrepreneurs et à surmonter les obstacles structurels. Pour les start-up algériennes, cette nouvelle direction représente une opportunité de gagner en visibilité et en crédibilité, tant sur le plan national qu’international.

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