L’Algérie lance un régime d’assistance contre le chômage

Le gouvernement algérien a récemment mis en place un nouveau mécanisme d’assistance pour les jeunes sans emploi, marquant une étape dans la lutte contre le chômage, un défi persistant pour l’économie nationale. Ce dispositif, annoncé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, vise à offrir un soutien financier temporaire aux demandeurs d’emploi tout en les accompagnant vers une insertion professionnelle durable.

Un filet social pour les jeunes chômeurs

Le ministre du Travail, Youcef Cherfa, a souligné lors d’une intervention récente que ce mécanisme s’inspire de modèles internationaux, tout en étant adapté aux réalités locales. « Il ne s’agit pas d’une simple aide financière, mais d’un levier pour relancer l’employabilité des jeunes », a-t-il déclaré. Les bénéficiaires devront s’engager dans un parcours d’insertion, sous peine de perdre leur allocation.

Des critères d’éligibilité stricts

Un comité local, composé de représentants des wilayas, des syndicats et des employeurs, sera chargé d’évaluer les dossiers. Cette approche décentralisée vise à éviter les lenteurs administratives et à adapter les réponses aux besoins spécifiques de chaque région. À Alger, Oran et Constantine, où le taux de chômage des jeunes dépasse souvent les 20 %, ce système pourrait représenter un soulagement pour des milliers de familles.

Un financement public sous surveillance

Par ailleurs, ce programme s’inscrit dans une stratégie plus large de relance économique, incluant des incitations fiscales pour les entreprises qui embauchent des jeunes. Le Premier ministre, Nadir Larbaoui, a récemment rappelé que « la création d’emplois passe aussi par un environnement des affaires plus attractif ». Plusieurs mesures, comme la simplification des procédures de création d’entreprise et le soutien aux start-ups, ont été annoncées en parallèle.

Des défis à relever

Les premières évaluations du dispositif sont attendues d’ici quelques mois. En attendant, les agences locales de l’ANEM enregistrent déjà une hausse des inscriptions, signe que la demande est forte. À Sétif, par exemple, plus de 5 000 jeunes se sont présentés aux guichets depuis l’annonce du programme.

Un pas vers une politique active de l’emploi

Pour l’Algérie, l’enjeu est double : réduire le chômage des jeunes, qui frôle les 30 % selon les dernières estimations de l’Office national des statistiques (ONS), et préparer une main-d’œuvre qualifiée pour les secteurs porteurs, comme les énergies renouvelables ou le numérique. Le gouvernement mise sur une approche combinée, mêlant protection sociale et incitations à l’embauche, pour inverser la tendance.

Reste à savoir si ces mesures suffiront à absorber le nombre croissant de diplômés qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Une chose est sûre : sans une croissance économique soutenue et une diversification industrielle, les défis de l’emploi des jeunes resteront entiers.

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