Nacima Arhab relance la formation professionnelle en 2026

La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, a présenté cette semaine les grandes orientations de la rentrée de février 2026 lors d’une intervention sur les ondes de la Radio algérienne. Son discours marque une volonté de réformer en profondeur un secteur clé pour l’insertion des jeunes sur le marché du travail.

Un plan en trois axes pour moderniser les filières

La deuxième priorité vise l’adaptation des programmes aux exigences du marché. La ministre a souligné la création de nouvelles filières, comme la maintenance industrielle et la gestion des systèmes informatiques, en collaboration avec des entreprises publiques telles que SONELGAZ et Algérie Télécom. « Ces partenariats permettront aux stagiaires d’effectuer des stages rémunérés dès la première année », a-t-elle expliqué.

Enfin, la troisième orientation porte sur la digitalisation des formations. Un portail national sera lancé pour centraliser les inscriptions et suivre les parcours des apprenants. « Ce système permettra aussi aux entreprises de recruter directement parmi les diplômés », a ajouté Nacima Arhab.

50 000 places supplémentaires en 2026

Les wilayas du Sud, comme Adrar, Tamanrasset et Ouargla, seront particulièrement ciblées. « Nous allons ouvrir des centres spécialisés dans les métiers des énergies solaires et de l’agriculture saharienne », a précisé Nacima Arhab. Ces régions, souvent confrontées à un exode des jeunes vers le Nord, pourraient ainsi retenir une partie de leur main-d’œuvre qualifiée.

Des partenariats avec le secteur privé

Un accord a également été signé avec l’Agence nationale de l’emploi (ANEM) pour faciliter l’insertion des diplômés. « Les entreprises qui embauchent un jeune formé dans nos centres bénéficieront d’exonérations fiscales pendant deux ans », a révélé Nacima Arhab.

Réactions et défis à relever

Du côté des jeunes, les attentes sont fortes. « Je suis au chômage depuis deux ans après un diplôme en gestion. Si ces formations sont vraiment adaptées aux besoins des entreprises, ça peut changer la donne », confie Karim, 26 ans, rencontré à Alger.

Cependant, des défis persistent. Le secteur souffre encore d’un manque de reconnaissance sociale, malgré les efforts du gouvernement. « Beaucoup de parents poussent leurs enfants vers l’université, alors que les métiers techniques offrent des débouchés immédiats », explique un formateur à Oran.

Un centre d’enseignement virtuel et IA en préparation

« Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique. Il permettra aux jeunes d’acquérir des compétences recherchées à l’international », a indiqué un responsable du ministère des Technologies de l’information.

Prochaines étapes

Le gouvernement mise sur ces mesures pour réduire le taux de chômage des jeunes, qui reste élevé malgré les efforts des dernières années. Selon les dernières statistiques de l’Office national des statistiques (ONS), le chômage des 15-24 ans s’élève à 29,8 %, contre 11,8 % pour l’ensemble de la population active.

Si ces réformes tiennent leurs promesses, elles pourraient redonner un nouvel élan à un secteur stratégique pour l’économie algérienne. Reste à voir comment elles seront mises en œuvre sur le terrain.

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