Revue de presse : Céréales Algérie, Transition énergétique Algérie, Logement Algérie…

**L’Algérie, ou l’art de danser sur un volcan sans le voir**

L’actualité algérienne des dernières semaines ressemble à ces mosaïques byzantines où chaque tesselle, isolément, brille d’un éclat particulier, mais dont l’assemblage révèle une image bien plus trouble. On y voit une nation tiraillée entre trois forces contradictoires : la volonté de puissance étatique, l’épuisement des modèles économiques hérités, et l’émergence de contre-pouvoirs numériques et culturels qui sapent, sans toujours le vouloir, les fondements mêmes du système.

Ces dix domaines d’actualité ne sont pas des silos étanches. Ils s’entrelacent comme les racines d’un olivier millénaire, dont les branches ploient sous le poids des fruits mûrs et des parasites invisibles. Derrière les annonces triomphales sur les céréales ukrainiennes ou les investissements nucléaires, se dessine une Algérie à la fois hyper-connectée et profondément archaïque, où la modernité technologique sert souvent à colmater les brèches d’un État rentier en quête désespérée de légitimité.

**1. L’AGRICULTURE : LE PIÈGE DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE**

**Le blé, ou l’illusion du contrôle**

Pourtant, le discours officiel persiste : l’Algérie serait un « grenier à blé », comme le rappelle Marc Dufumier, citant l’époque coloniale. Mais cette nostalgie d’une prospérité passée occulte une réalité cruelle : le pays est devenu dépendant des fluctuations des marchés mondiaux, exactement comme au temps de la France. La différence ? Aujourd’hui, ce n’est plus Paris qui tire les ficelles, mais Moscou, Kiev, et bientôt… Pékin.

**La palmeraie algérienne, symbole d’une biodiversité sacrifiée**

**2. ÉNERGIE : LE NUCLÉAIRE, OU COMMENT VENDRE DU RÊVE SANS LES MOYENS**

**Le Maroc, miroir déformant de l’Algérie**

Pourtant, le discours officiel persiste : l’Algérie serait une « puissance énergétique émergente ». Mais derrière les déclarations de Tebboune et Meloni sur la « coopération stratégique », se cache une vérité crue : l’Italie achète du gaz algérien pour se passer du russe, mais n’investit pas un euro dans les énergies renouvelables locales. L’Algérie, elle, continue de brûler son gaz pour produire de l’électricité… alors qu’elle pourrait exporter ce même gaz à prix d’or.

**La Banque d’Algérie, ou l’illusion de la puissance financière**

**3. LOGEMENT ET NUMÉRIQUE : LES DEUX VISAGES DE LA RÉVOLTE SILENCIEUSE**

**La Banque de l’habitat, ou comment l’État crée des bulles spéculatives**

**Le numérique, arme de subversion massive**

Le gouvernement a bien tenté de les contrer avec des cyberattaques (comme celle attribuée au Maroc contre la CNSS), mais ces offensives numériques sont aussi inefficaces que les répressions physiques. Car l’Algérie est devenue une société de surveillance… mais aussi de contre-surveillance. Les applis locales vantées par les expatriés (comme celles pour trouver un logement ou un emploi) ne sont que la partie émergée d’un écosystème numérique bien plus subversif, où les Algériens échangent des informations, des stratégies de résistance, et même des cryptomonnaies pour contourner le contrôle des changes.

**4. ENTREPRENEURIAT : LES NICHES QUI CACHENT LE DÉSERT**

**La mort de Lounis Hamitouche, symbole d’une bourgeoisie d’État en déclin**

**Les 7 niches porteuses, ou l’économie de la débrouille**

Pire : ces entrepreneurs prospères sont souvent les mêmes qui plaident pour des réformes libérales… tout en bénéficiant des subventions de l’État. Un paradoxe typiquement algérien : on veut à la fois moins d’État et plus de protections.

**5. CULTURE ET RELIGION : LES DEUX FRONTS OUBLIÉS**

**Les chrétiens d’Algérie, ou l’hypocrisie de la tolérance officielle**

Pourtant, ces chrétiens sont un miroir tendu à la société algérienne : leur persistance rappelle que l’Algérie n’a jamais été un bloc monolithique, mais un carrefour de cultures et de religions. Leur marginalisation est le symptôme d’un nationalisme qui se durcit, au moment même où le pays aurait besoin d’ouverture.

**Le "terrorisme d’État", ou comment l’Algérie instrumentalise la menace sécuritaire**

Mais cette fois, le masque tombe : en accusant des États étrangers (y compris des alliés comme la Russie), Alger révèle sa propre paranoïa. Le régime algérien a besoin d’ennemis extérieurs pour détourner l’attention des problèmes intérieurs – chômage, corruption, répression. Et quand il n’y en a pas, il en invente.

**6. ARMÉE ET CYBERGUERRE : LA NOUVELLE GUERRE FROIDE MAGHRÉBINE**

**L’OTAN, le Maroc, et la tentation de l’encerclement**

Pour l’Algérie,

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