La police marocaine saluée pour son professionnalisme sécuritaire

Selon جريدة العالم الأمازيغي, la police marocaine est présentée comme un modèle de professionnalisme et de responsabilité dans la gestion de la sécurité nationale et internationale. L’article, publié le 21 janvier 2026, met en avant les performances des forces de l’ordre marocaines, tant sur le plan opérationnel que dans leur collaboration avec des partenaires étrangers. Une analyse qui soulève des questions sur les comparaisons possibles avec les dispositifs algériens, notamment dans un contexte régional marqué par des défis communs en matière de lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et la cybersécurité.

Une approche intégrée de la sécurité

En Algérie, la Gendarmerie nationale et la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) disposent également de structures dédiées à la cybersécurité, comme le Centre de lutte contre la cybercriminalité (CLCC). Cependant, les retards dans la modernisation des équipements et la formation continue des agents restent des points de vigilance. Les récents rapports du ministère de l’Intérieur algérien reconnaissent la nécessité d’accélérer la digitalisation des services, notamment pour faire face à l’essor des fraudes en ligne et des attaques informatiques ciblant les infrastructures critiques.

Coopération régionale et internationale

L’Algérie, de son côté, entretient des relations sécuritaires étroites avec plusieurs pays, notamment la Tunisie et le Mali, dans le cadre de la lutte contre les groupes armés au Sahel. Cependant, les tensions diplomatiques avec le Maroc ont limité les possibilités de collaboration directe entre les deux pays, malgré des défis communs. Les experts algériens soulignent que l’absence de mécanismes de coordination bilatérale complique la traque des réseaux criminels transfrontaliers, qui exploitent souvent les failles des systèmes de surveillance.

Cybersécurité, un enjeu partagé

En Algérie, la loi n° 20-05 relative à la cybersécurité, adoptée en 2020, a posé les bases d’un cadre juridique pour protéger les infrastructures stratégiques. Pourtant, son application reste inégale. Les cyberattaques contre des institutions publiques, comme celle subie par la Sonatrach en 2022, ont révélé des vulnérabilités persistantes. Les spécialistes algériens appellent à une accélération des investissements dans les centres de réponse aux incidents de sécurité (CSIRT), ainsi qu’à une meilleure coordination entre les différents acteurs, publics et privés.

Formation et innovation

En Algérie, la formation des policiers et gendarmes en matière de cybersécurité est encore en cours de structuration. L’École nationale supérieure de police (ENSP) et l’Académie de la Gendarmerie nationale proposent des formations spécialisées, mais leur capacité à absorber l’ensemble des effectifs reste limitée. Les responsables du secteur reconnaissent la nécessité de renforcer les partenariats avec des institutions internationales pour bénéficier de transferts de compétences, comme le fait déjà le Maroc.

Des défis communs, des réponses différenciées

Pour l’Algérie, la question n’est pas tant de copier le modèle marocain que d’en tirer des enseignements. La modernisation des forces de sécurité nécessite des investissements durables, une meilleure coordination interministérielle et une ouverture maîtrisée aux partenariats étrangers. Les récents efforts pour renforcer la coopération avec l’Union africaine et l’Union européenne en matière de sécurité pourraient offrir des opportunités pour combler les lacunes actuelles.

L’article de جريدة العالم الأمازيغي rappelle que la sécurité est un domaine où la compétition ne doit pas l’emporter sur la coopération. Dans un contexte régional instable, les synergies entre pays voisins pourraient s’avérer décisives pour faire face aux menaces émergentes, qu’elles soient physiques ou numériques.

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