L’Algérie et l’Italie consolident leur coopération dans le domaine des énergies renouvelables, marquant une étape supplémentaire dans la diversification de leur partenariat stratégique. Selon Le Jeune Indépendant, les deux pays ont récemment intensifié leurs échanges autour de projets concrets, notamment dans le solaire et l’hydrogène vert, tout en maintenant leur collaboration historique sur les hydrocarbures.
Un accord axé sur le solaire et l’hydrogène
L’hydrogène vert, considéré comme un pilier de la décarbonation industrielle, figure également parmi les priorités. L’Italie, confrontée à des objectifs climatiques ambitieux, voit en l’Algérie un partenaire clé pour importer cette énergie propre. Des études de faisabilité sont en cours pour évaluer la production et le transport d’hydrogène vert vers l’Europe, via des infrastructures existantes ou à construire.
Une relation énergétique ancrée dans l’histoire
Cependant, les deux pays cherchent à réduire cette dépendance aux énergies fossiles. La visite récente d’une délégation italienne en Algérie, composée de représentants du ministère de la Transition écologique et d’entreprises comme Eni et Snam, a permis d’accélérer les discussions sur les projets verts. « L’Algérie dispose d’un potentiel énorme en matière d’énergies renouvelables, et l’Italie souhaite en être un partenaire privilégié », a déclaré un responsable italien cité par Le Jeune Indépendant.
Des défis techniques et financiers
L’Algérie, de son côté, doit accélérer les réformes pour attirer les investisseurs étrangers. Le cadre juridique actuel, bien que réformé en 2022 pour encourager les partenariats public-privé, reste perçu comme complexe par certains acteurs internationaux. La Sonelgaz, entreprise publique algérienne, joue un rôle central dans ces projets, mais son monopole sur le secteur électrique est régulièrement critiqué pour son manque de flexibilité.
Une opportunité pour l’industrie locale
Pour l’Algérie, cette collaboration représente aussi une chance de diversifier son économie, trop dépendante des revenus pétroliers. Le pays mise sur les énergies renouvelables pour réduire sa facture d’importation de carburants et améliorer son bilan carbone. En 2025, les énergies fossiles représentaient encore plus de 90 % des exportations algériennes, une situation que les autorités souhaitent corriger d’ici 2030.
Une coopération au-delà de l’énergie
L’Algérie, qui cherche à se positionner comme un hub énergétique régional, voit en l’Italie un allié de poids pour accéder aux marchés européens. Rome, quant à elle, mise sur Alger pour sécuriser ses approvisionnements et atteindre ses objectifs climatiques. Cette complémentarité pourrait faire de ce partenariat un modèle de coopération Sud-Nord dans le domaine des énergies vertes.