L’Algérie accélère son programme d’infrastructures routières avec la livraison prévue de 118 kilomètres d’autoroutes en 2025. Selon Algérie Eco, l’Algérienne des Autoroutes (ADA) a confirmé cette échéance lors d’une récente communication, marquant une étape clé dans le plan de désenclavement et de modernisation du réseau national.
Un linéaire stratégique pour le pays
Parmi les sections concernées, figurent des portions de l’autoroute reliant Sétif à Béjaïa, un corridor vital pour l’exportation des produits agricoles et industriels de la région des Hauts-Plateaux. Les travaux incluent aussi des échangeurs et des aires de service, conformément aux normes internationales en matière de sécurité et de confort.
Des retards rattrapés malgré les contraintes
Les autorités misent sur ces livraisons pour stimuler l’économie nationale. Le secteur du BTP, qui représente près de 10 % du PIB, bénéficie directement de ces investissements. Les entreprises algériennes comme Cosider ou Eurl Sonatiba figurent parmi les principaux bénéficiaires des marchés publics, avec des contrats dépassant les 50 milliards de dinars pour certains lots.
Impact sur les usagers et l’environnement
Sur le plan environnemental, les nouvelles autoroutes intègrent des mesures d’atténuation, comme des passages à faune et des bassins de rétention pour limiter les inondations. L’ADA a également annoncé l’installation de panneaux solaires sur certaines aires de repos, une première en Algérie, pour alimenter les services aux voyageurs.
Prochaines étapes et défis
Cependant, des experts soulignent la nécessité de renforcer la maintenance des infrastructures existantes. Abdelkrim Chelghoum, président du Club des Risques Majeurs, avait alerté en 2021 sur les risques liés à l’usure des ouvrages, notamment dans les zones sismiques. « Il ne suffit pas de construire, il faut aussi entretenir et surveiller », avait-il déclaré à El Moudjahid.
En attendant, les automobilistes et les transporteurs algériens attendent avec impatience ces livraisons, qui promettent de transformer leur quotidien. Les 118 km de 2025 ne sont qu’une étape, mais ils symbolisent la volonté du pays de moderniser son réseau routier, un levier essentiel pour son développement économique.