L’Algérie accueille depuis cette semaine la 3e édition de l’Intra-African Trade Fair (IATF-2025) au Palais des Expositions d’Alger. Selon El Watan, plus de 1 500 entreprises africaines et internationales y participent, avec une forte représentation des secteurs de la production et des services. Cet événement, qui s’étend jusqu’au 10 septembre, met en lumière des opportunités concrètes pour les jeunes Algériens, notamment dans les filières technologiques et industrielles.
Un salon tourné vers l’innovation et l’emploi
Les organisateurs ont également mis en place un espace « Job Connect », où des entreprises comme Sonelgaz, Cevital et Condor proposent des offres d’emploi ciblées. Selon les chiffres communiqués par l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi (ANEM), plus de 3 000 postes sont à pourvoir, principalement dans les domaines de l’ingénierie, de la logistique et du numérique. « Nous cherchons des profils qualifiés, mais aussi des jeunes motivés pour des formations en alternance », a expliqué un responsable de Sonatrach présent sur place.
L’agriculture, un secteur clé pour les jeunes
Les aides publiques, détaillées dans le guide des subventions 2026 publié par Mes-Allocs.fr, incluent des prêts à taux zéro pour les jeunes agriculteurs et des exonérations fiscales pour les start-up rurales. « Ces mesures visent à attirer les jeunes vers des métiers souvent perçus comme peu attractifs », explique un expert du ministère. À titre d’exemple, le projet « Fermes du Futur », lancé en 2024, a déjà permis à 500 jeunes de s’installer comme exploitants agricoles avec un accompagnement technique et financier.
Les défis de la formation et de l’adéquation des compétences
La compétition « Huawei ICT », dont la finale se tiendra en Algérie fin 2025, illustre cette transition. Selon Digital Business Africa, ce concours vise à repérer les talents locaux dans les technologies de l’information et de la communication. « Les lauréats bénéficient de stages chez Huawei et de bourses pour des formations à l’étranger », précise un responsable de l’entreprise. En 2023, trois Algériens avaient remporté des prix, ouvrant la voie à des embauches dans des multinationales.
Des propositions pour accélérer l’insertion
Un exemple concret est le programme « Start-Up Algeria », lancé en 2022, qui a permis à 1 200 jeunes de créer leur entreprise avec un accompagnement personnalisé. « Nous offrons un suivi pendant trois ans, avec des experts en marketing et en gestion », explique un conseiller de l’ANSEJ. Parmi les succès, une start-up de Blida spécialisée dans les solutions énergétiques pour les zones rurales, qui emploie aujourd’hui 15 personnes.